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LE RITE ECOSSAIS RECTIFIE

 

 

    Ce rite a joué un rôle considérable en France au 18ème siècle et a influencé non seulement la Maçonnerie continentale mais aussi son homologue anglais avec l'introduction de la Maçonnerie templière en Grande Bretagne.

    Replié en SUISSE après la révolution française, ce rite resurgira en France vers 1910 grâce à la loge "Le Centre des Amis" qui devint co-mère loge de la maçonnerie régulière en France avec la loge 204 anglaise de Bordeaux. Cette loge se retrouvera à l'origine de la Grande Loge Nationale Indépendante et Régulière pour la France et les Colonie qui deviendra par la suite la Grande Loge Nationale Française.

    Si les thèmes principaux développés dans ce rite sont communs aux autres rites maçonnique il porte en lui ses spécificités. Ce rite est en effet christique, chevaleresque, monastique et templier. Il affirme son attachement au christianisme et professe le perfectionnement individuel par le travail que tout homme doit faire sur lui même et l'exercice d'une bienfaisance active et éclairée envers tous les hommes.

 

UN PEU D'HISTOIRE

 

    Le rite Ecossais Rectifié se structure entre 1778 et 1787 grâce à un Franc Maçon lyonnais Jean-Baptiste WILLERMOZ.

    Initié à l'âge de vingt ans en 1750, il fut Vénérable Maître de sa loge "La Bienfaisance" deux ans plus tard.

La Franc Maçonnerie d'alors, se disperse dans une multitude de rites et de grades bien loin de l'esprit traditionnel original. Les loges deviennent de plus en plus des cercles d'amis, de mondains voir de libertins aux mœurs parfois douteuses. Le Comte de Clermont, Grand Maître de la Grande Loge de France ne s'occupe guère de sa charge. Les loges livrées à elles mêmes sont divisées en courant qui se combattent. Déjà certains athées commencent à pénétrer cette Maçonnerie.

    WILLERMOZ qui veut retrouver une maçonnerie authentique rencontre Martinez de Pascaly qui vient de créer à Bordeaux, une société maçonnique basée sur des thèmes mystiques, hébraïques et kabbalistiques "Les Chevaliers Elus Cohen de l'Univers", WILLERMOZ y est initié en 1768. Puis il rencontre le Baron de HUNDT qui dirige en Allemagne UN MOUVEMENT MACONNIQUE "La Stricte Observance Templière". Discipline rigoureuse, héritage templier, ce régime obtint de suite un franc succès tout d'abord en Allemagne puis ensuite dans toute la Scandinavie. Les loges d'origine anglaise pour la plupart, se disent alors rectifiées car elles modifient leur statut afin de pouvoir accueillir ce nouveau rite et ces grades templiers.

    En 1772, c'est le baron de Brunswick qui en devient le Grand Maître. Il réorganise aussitôt ce rite qui avait déjà été infiltré par des aventuriers mystiques et lui donne alors le nom de Régime Ecossais Rectifié.

    En 1774 Jean-Baptiste WILLERMOZ est à la tête de la maçonnerie lyonnaise et organisle Régime Ecossais Rectifié en France mais découvre rapidement l'inconsistance de la filiation templière et la pauvreté du message transmis.

    Il réussit alors au convent des gaules de 1778 à faire intégrer au Régime Ecossais Rectifié l'enseignement ésothérique des Elus Cohen et devient Grand Maître d'un ordre maçonnique nouveau "LES CHEVALIERS BIENFAISANTS DE LA CITE SAINTE".

    En 1782 au cours d'un convent général du Régime Ecossais Rectifié qui se tint à Wilhemsbad, WILLERMOZ réussit à imposer sa conception à l'ensemble des régimes d'Allemagne, d'Autriche, d'Italie et de Suisse. Assisté alors par Jean de Turckeim, il rédige les rituels de tous les grades et obtient un rite maçonnique cohérent "Le Rite Ecossais Rectifié".

    Seuls les trois premiers grades de ce rite qui en comporte six sont administrés par la Grande Loge Nationale Française.

    Ces trois premiers grades reprennent les grands thèmes symboliques de la maçonnerie c'est à dire la construction du temple intérieur en pratiquant la vertu.

    Les travaux sont toujours ouverts et fermés au nom du Grand Architecte le l'Univers et les serments se prêtent tous sur une des grandes lumières de la maçonnerie : La Bible ouverte au premier chapitre de l'évangile de Saint Jean. L'esprit christique n'apparaît que progressivement mais est cependant présent dès le premier grade d'apprenti, quant à l'esprit chevaleresque, il ne sert qu'à insuffler ses vertus de bienfaisance, de rigueur et de force morale utilisées pour combattre ses propres passions.

    Ce rite est le seul a être pratiqué dans toute son authenticité et dans l'esprit de son créateur. Les rituels maçonniques utilisés aujourd'hui dans ce rite n'ont pas variés d'une virgule depuis 1778

D'après le VM M. PLA

 

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