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Le Rite Standard d'Ecosse

INTRODUCTION AU RITE STANDARD D’ ECOSSE

Le   25 mai 2000 était constituée, dans le grand Temple de Pisan, la Loge Nationale d’Instruction et de Démonstration du Rite Standard d’ Ecosse . Cette constitution marquait la reconnaissance officielle par la GLNF de ce beau  rite introduit en France 14 ans auparavant .

Le rituel maçonnique Standard a été traduit de l'anglais en 1986 par des Frères de la R.L. Gislebertus N° 478 à partir des manuels suivants :

The « Standard » rituel of Scottish Freemasonery,

Edinburgh, 1969. 

             

Ces 3 textes peuvent être considérés comme des variantes d'un seul rite, le rite pratiqué dans les loges d'Ecosse. Le terme Standard n’a d'ailleurs de sens que comme adjectif et non comme nom propre, il ne désigne pas tel rituel plutôt que tel autre : les écossais ont le sentiment de pratiquer un seul et même rituel, le rite standard. On ne doit pas y voir un rituel "standardisé" car dans la pratique bien des différences subsistent dans les coutumes de deux loges prises au hasard. On a tenté au XIXème siècle, en Ecosse comme en Angleterre, de niveler les coutumes des loges, sans toujours y parvenir (cf. Report of the committee appointed by the Grand Lodge of Scotland to inquire into the Knocks and Essentials in use in Lodges of Scottish Freemasonry (1899‑1901).

Aidés de leur propre expérience et conseillés par des membres de la Grande Loge d' Ecosse, les traducteurs ont établi une version relativement complète du rituel, en conservant des éléments parfois jugés "facultatifs".

On admet généralement que le rite pratiqué en Ecosse est la forme la plus opérative de rituel, par conséquent la plus ancienne et la plus proche des « origines » . Une preuve évidente : c'est le rituel de la plus ancienne loge connue au monde, la loge-mère Kilwinning N° 0 (Number Nothing , Scottish Constitution), fondée avant 1598 

C'est également un rituel très répandu : outre les dix huit cents ateliers de la Grande Loge d' Ecosse, le rite Standard a inspiré les rituels des grandes loges fondées avec le concours de celle-ci, par exemple le Grande Loge d'Israël (cf. la cérémonie d'Ouverture des Travaux du rituel en français utilisé par la loge La Lumière N° 42). Il a également influencé les rituels pratiqués aux Etats-Unis.

Le rite Standard peut être défini laconiquement de la façon suivante : très proche des rituels anglais, il est pratiqué dans un esprit totalement différent. L'esprit Standard, moins formaliste que l'esprit Emulation, répond à un commandement majeur : tout faire pour que chacun se sente accueilli chaleureusement et dans une athmosphère de grande confiance. Les trois Grandes Lumières de la Franc‑Maçonnerie sont placées sur l'autel au centre de la loge, et ceci indique que le rituel va droit à l'essentiel.

La tenue ordinaire comporte la réception des visiteurs, l'ouverture des travaux puis les affaires administratives. L'initiation, le passage ou l'élévation viennent ensuite, immédiatement suivis de la fermeture des travaux. La raison de ce déroulement est évidente : le coeur de la tenue, c'est la cérémonie. Rien ne doit rompre la continuité du cérémonial sinon la fermeture rituelle des travaux. Comme le rituel est exclusivement opératif, il ne comporte pas d’allusions alchimiques, chevaleresques ou hermétistes, composantes introduites dans certains rituels maçonniques au cours du  XVIIIème siècle et presqu' exclusivement en Europe continentale. On comprend donc qu'il n'y ait jamais de "planches" dans les loges travaillant au rite Standard, et qu'aucun travail spéculatif ne conditionne les augmentations de salaires. Mais cependant ce rituel est très exigeant, car il doit être travaillé à un tel point qu'il habite le coeur et la mémoire du Franc­Maçon, le transformant ainsi en véritable initié. Le maçon qui ne connait pas par coeur et ne pratique pas spontanément son rituel n'est, au rite Standard, "pas dans le coup". Les cérémonies sont ainsi dites par coeur, à l'exclusion toutefois des prières et des textes tirés des Ecritures, qui sont lus.Par ailleurs , les coutumes du rite veulent qu’un candidat soit initié , passé et élevé au cours de la même année maçonnique ou en quelques mois , les degrés étant considérés comme des outils qu’il est utile de posséder totalement pour mieux progresser , à son rythme , dans l’Art Royal .

En Ecosse, le tablier indique la Loge à laquelle on appartient : il en existe donc une très grande variété. En France, le tablier indique le rituel que l'on pratique : le tablier Standard tel qu'il a été défini en accord avec les autorités de la Grande Loge Nationale Française est bordé de tartan "Royal Stuart". Il se porte pardessous la veste. Un baudrier du même tartan sur lequel peut être brodé le nom et le numéro de la loge , complète l’habillement . Dans l'exercice de leur fonction, les officiers portent en outre des gants blancs et un sautoir avec le bijou couleur argent de leur charge .En visite dans une autre loge , ils ne revêtent ni le sautoir , ni les gants, sauf le Vénérable qui lui porte les gants et son sautoir de VM.

 

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